Programme Poster session 1 abstract 938
L’AGRICULTURE DE CONSERVATION UNE ALTERNATIVE
POUR AMELIORER L’EFFICIENCE DE L’UTILISATION DE L’EAU
Author(s): Issam Nouiri , Moncef Ben-
Hammouda, Khlifa Mhedhbi
Issam NOUIRI (1) , Moncef BEN-HAMMOUDA (2), Khlifa MHEDHBI(3)
(1) :Ecole Supérieure d’
Agriculture du Kef (ESAK), Bou Lifa, 7119 le Kef, E-mail : nouiri.issam@iresa.agrinet.tn
(2) : Ecole
Supérieure d’Agriculture du Kef (ESAK), Bou Lifa, 7119 le Kef,
(3) : Centre Technique des Céréales
(CTC), Bou Salem, Tunisie.
Keyword(s): Agriculture de conservation, semis, couverture végétale, eau,
efficience.
Article:
Poster:
Session: Poster session 1
Abstract L’agriculture de conservation (AC) se présente comme une solution
prometteuse pour exploiter efficacement les ressources naturelles disponibles actuellement et pour les préserver aux
générations futures. La littérature scientifique récente a révélé nombreux avantages de l’AC. Elle peut jouer un rôle
dans la réduction de l’érosion et la pollution diffuse. L’AC, caractérisée par la réduction des travaux du sol et la
gestion des résidus des récoltes, permet à long terme d’améliorer le taux de carbone dans le sol, donc sa fertilité. De
rendements de cultures meilleurs sont obtenus avec une conduite culturale n’utilisant pas le labour et retenant les
résidus des récoltes sur les parcelles. Ces résultats sont généralement expliqués par le meilleur état hydrique du sol
en AC.
Ce travail est réalisé dans l’objectif d’étudier l’impact du semis sur couverture végétale (SCV), en tant
qu’une forme de l’agriculture de conservation, sur l’efficience de l’utilisation de l’eau, de pluie ou d’irrigation. Cette
approche culturale consiste à maintenir à la surface du sol des parcelles des cultures permanentes ; durant toute l’
année ; et/ou les résidus des récoltes précédentes. L’installation d’une nouvelle culture, se fait par l’utilisation de
semoirs qui ne modifie pas l’état physique initial du sol : non labour. L’évolution de l’état hydrique de la couche du
sol, occupée par les racines des cultures, est considérée, dans ce travail, un indicateur de l’efficience de l’utilisation
de l’eau. La méthodologie adoptée repose sur deux étapes. La première consiste en des suivis hebdomadaires des
humidités pondérales des couches des sols de deux parcelles de blé dur : 0-15, 15-30, 30-45 et 45-60 cm. Les
parcelles expérimentales sont voisines et identiques de point de vues texture et topographie. Le SCV est pratiqué au
niveau de la première parcelle, durant les campagnes agricoles de 2002/2003 à 2004/2005. Pour la deuxième
parcelle, les techniques conventionnelles (TC), utilisant le labour du sol, sont utilisées durant les mêmes campagnes.
La deuxième étape de la méthodologie adoptée utilise la modélisation pour reconstruire l’évolution continue de l’état
hydrique du sol.
Les résultats des quatre campagnes agricoles de suivi ont montré que la parcelle conduite en
SCV a toujours présenté des humidités du sol plus élevées. Ce résultat est observé dans les quatre profils étudiés. Il
est également mis en évidence l’augmentation plus importante de l’humidité du sol dans la parcelle conduite en SCV
à chaque apport d’eau aux parcelles suivies. Ces résultats sont expliqués par l’augmentation du taux d’infiltration de
l’eau dans le sol lorsque le SCV est utilisé. La présence des résidus des campagnes « Mulch », à la surface du sol,
réduit l’évaporation directe de l’eau du sol. C’est un autre argument qui explique le meilleur état hydrique du sol de
la parcelle conduite en SCV.
Le SCV permet ainsi d’augmenter la capacité du sol à infiltrer les apports d’eau.
Cette caractéristique présente deux avantages pour la gestions des ressources en eau : le premier est la garantie d’un
état hydrique du sol plus favorable à la production agricole. Le deuxième avantage est la réduction des
ruissellements, en cas de terrains en pente, donc des transports solides, des parcelles aux cours d’eau et/ou aux
ouvrages de mobilisation des eaux de surface.