Programme OS5n Institutional and legal
development abstract 784
Construire gouvernance dans la prestation du service d'eau dans
Cochabamba
Author(s): Econ. Rossina Alba Maydana
Keyword(s): Fragmentation du marché, capital social,
gouvernance, valeur publique,
Article:
Poster:
Session: OS5n Institutional and legal
development
Abstract Cochabamba est la troisième ville la plus
moderne de la Bolivie , elle a plus de 600 mille habitants. Dans les 30 dernières années la ville a eu une croissance
explosive, surtout de la périphérie, cela a causé une grande demande par le service d'eau et a contribué à engendrer
un déficit chronique de couvertures, qui peut s’expliquer par la manque du recours hydrique et par la gestion
déficiente du service de l'opérateur central: le Service Municipal d'Eau Potable et d'Égouts (SEMAPA).
Cette situation a apaisé le surgissement de systèmes indépendants d'eau de petite échelle, construits par les
voisins de manière solidaire avec ses propres recours, avec un déploiement de capacité d'organisation qui se montre
depuis la construction des systèmes jusqu'à son administration autonome.
La construction de ces systèmes a
permis d'augmenter la couverture d'eau, mais cela a significé aussi le surgissement d'un grand nombre de petits
prêteurs du service, en fragmentant le marché. On estime que les opérateurs indépendants dans Cochabamba sont
300 et servent à 38% de la population. À peu près 150 distributeurs d'eau (aguateros) font attention à 14% de la
population avec leurs citernes. Ces solutions indépendants servent à 52% de la population.
Dans ce contexte
on a engendré une grande diversité de conditions de prestation par rapport aux tarifs, qualité de l'eau, prix de la
connexion, continuité du service, etc.; comme résultat de différentes formes d'organisation et des modèles de gestion
adoptés, ainsi que des caractéristiques techniques de construction des systèmes qui dans beaucoup de cas ont été
réalisés sans supervision technique.
Parallèlement les nécessités d'aide technique, administrative et légale, et
de fortification et formation ont augmenté; et elles sont traitées maintenant d'une manière désordonnée et avec un
très bas caractère effectif.
Ainsi une scène complexe est configurée, avec une diversité d'acteurs, des
processus, des pratiques et des accords formels ou non, qui produisent dans son interaction des résultats parfois
contradictoires, et qui diluent les efforts dirigés à assurer une prestation adéquate du service pour toute la ville.
Devant ce panorama, une solution dans le cadre de la rationalité économique serait de fortifier l'opérateur central
pour un profit adéquat des économies d'échelle. C'était effectivement la réponse qui s'est rendue il y a huit ans,
quand le gouvernement national a décidé de privatiser le service de l'eau, en donnant la concession à une entreprise
transnationale. Cependant, une augmentation excessive du tarif et la tentative d'expropriation des systèmes
communautaires ont engendré des massives protestations sociales, qui ont fini avec la "Guerre de l'Eau". Ce dernier
fait a mis en évidence que, malgré les problèmes et les limitations, la majorité de ces opérateurs indépendants ont
développé un fort senti d'appropriation et ils sont conçues comme solutions de long terme et non comme des
phénomènes temporels.
L'investigation réalisée permet de proposer le dessin d'un accord institutionnel qui
reprend les pratiques existantes et qui les optimise en les incorporant dans un nouveau cadre de gouvernance.
L'expérience de Cochabamba montre qu'aucune politique ne serait viable pour l'approvisionnement du service si on
ne considère pas la participation de tous les stakeholders. Ainsi les opérateurs indépendants, les acteurs privés et le
secteur public devraient faire partie pour la création de valeur publique.