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ETUDE DU RUISSELLEMENT DANS LES MONTS DE BENI- CHOUGRANE : UTILISATION DE LA SIMULATION DE PLUIE

Congress: 2008
Author(s): MOHAMED MEDDI 1, M. MENAD 2 et B. MORSLI 2
1. LRERP – Centre Universitaire de Khemis Miliana – Algérie Fax : 213 27 66 48 63 E-mail : mmeddi@yahoo.fr 2. INRF – Mascara - Algérie
AbstractLes possibilités d'infiltration de l'eau dans les différents types de sol, les probabilités de ruissellement des pluies et les risques d'érosion sur les sols sont des données essentielles que les hommes de recherches essais de comprennent et de mesurer depuis longtemps. Il est évident pour étudier de manière adéquate les phénomènes induit par la pluie, l'idéal serait de pouvoir répéter à volonté des événements pluvieux connue et contrôlée, en gérant tous les paramètres, pouvoir les modifier ou les faire varier pour mettre en évidence le rôle de chacun, tout en s'affranchissant du hasard et des caprices de la nature. La simulation de pluie est une méthode qui tente de répondre à cet objectif. Elle permet d'obtenir sur le terrain, de façon expérimentale dans un temps relativement court, de nombreuses données mesurées sur le comportement de l'eau en surface et dans le sol. Dans cette étude, nous nous sommes intéressés aux Monts de Beni-Chougrane. Ces derniers se trouvent dans le Nord-Ouest algérien. Ils sont l'un des principaux monts chaînantes du tell occidental d'Oranie. Ils se caractérisent par une topographie extrêmement confuse. Leur altitude s'élève en générale du Nord-Ouest au Sud-Est passent de 300 à 800 mètres. Les expériences ont été faites sur des sols sec, humide et très humide. Les pentes choisies sont 12,5 et 25 %. Les intensités de pluies simulées retenues sont 30, 50 et 80 mm/h. Les pentes et les intensités ont été choisies sur la base d’une étude détaillée de la région. Pour les différentes expériences, le temps de la phase d'imbibition varie de 8 à 27 minutes (6 à 13,5 mm de pluie) pour les sols secs, 0,41 à 2 minutes (0,3 à 1 mm de pluie) pour les sols humides et de 0,16 à 1 minute (0,12 à 0,15 mm de pluie) pour les sols très humides. Lorsqu'on passe de 30 à 80 mm/h d'intensités, la duré de la phase d'imbibition diminue de 48 à 69 % pour les sols secs, de 25 à 72 % pour les sols humides et de 22 à 78 % pour les sols très humides. L'humidité préalable du sol et l'intensité de la pluie sont inversement proportionnelles à la durée de la phase d'imbibition. L'effet de la pente sur cette phase n'est pas négligeable, lorsque la pente augmente la durée de la phase d'imbibition diminue. Le ruissellement ne cesse d'accroître durant l'expérience jusqu'à atteindre un ruissellement maximal qui est la valeur plancher d'installation du régime permanent. L'évolution du ruissellement, enregistré, à la même allure que celle enregistrée par Lafforgue. Pour les conditions les moins favorables (état très humide, intensité forte et pente relativement forte), le coefficient de ruissellement maximal a atteint 97 % qui correspond à une infiltration minimale de 2.2 mm/h. En générale, le coefficient de ruissellement varie entre 66 et 97 % pour les différents traitements réalisés. On appelle le temps allant du début de goutte à goutte jusqu'au début de la stabilité du ruissellement : temps de la phase de transition. Dans notre cas, Tm varie en fonction de l'humidité préalable du sol et de l'intensité de la pluie. Lorsqu'on passe d'un sol sec à un sol humide, la durée de la phase de transition diminue de 26 à 40 %, lorsqu'on passe d'un sol humide à un sol très humide, elle diminue de 18 à 52 % et lorsqu'on passe d'un sol sec à un sol très humide, elle diminue de 40 à 71 %. C'est à dire, pour un sol très humide le ruissellement atteint rapidement la valeur maximale, l'installation du régime permanent est très rapide. Dans ce cas, le risque de ruissellement est très grand. Donc, la durée de la phase de transition est inversement proportionnelle à l'humidité préalable du sol. Lorsqu'on passe de 30 à 80 mm/h d'intensité de pluie, le temps de la phase de transition diminue de 25 à 50 % pour les sols secs, de 15 à 42 % pour les sols humides et de 1 à 15 % pour les sols très humides. La durée de la phase de transition est inversement proportionnelle à l'intensité de la pluie et à l'humidité préalable du sol. L'infiltration finale (Fn) varie entre 1.2 et 26 mm/h sur sol de type brun calcaire (argileux) pour les différentes situations. En générale, Le ruissellement est directement proportionnel à l'humidité préalable du sol, la pente et l'intensité de pluie.
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