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Evolution comparative des écoulements de deux grands fleuves intertropicaux situés de part et d’autre de l’Atlantique et de la ligne équatoriale : le Congo et l’Orénoque

Congress: 2008
Author(s): David Perez Hernandez(2), Judith Rosales(3), Albert Pandi(4), Jean Loup Guyot(5)
(2) dph@imf.ing.ucv.ve; IMF/UCV - A.P. 47.725 - Caracas, 1041-A – Venezuela; Tel. +(58 212) 605 3131/3041; Fax. +58 212 605 3040 (3) jrosales@uneg.edu.ve; UNEG, Puerto Ordaz 8015-A, Estado Bolívar, Venezuela; +(58 286) 713 71 88 / 713 71 83; fax. (4) pandialbert@yahoo.fr; Département de géographie. FLSH. BP 2642. Brazzaville - République du Congo; tél. (242) 669.01.43 (5) Jean-Loup.Guyot@ird.fr; IRD - Casilla 18 1209 - Lima 18 – PERU ; tel./fax : +(511) 441 3223

Keyword(s): congo, orénoque, amazone, hydrologie, tendances
AbstractA l’heure où l’on s’interroge sur les effets du changement climatique vis à vis des ressources en eau, il est intéressant de comparer les évolutions des écoulements des deux grands fleuves intertropicaux que sont le Congo en Afrique Centrale et l’Orénoque en Amérique du Sud, aux débits semblables mais situés de part et d’autre de l’Atlantique et de la ligne équatoriale. Une comparaison de leurs comportements hydrologiques est également réalisée avec l’Amazone, le plus important fleuve de la planète qui déverse ses eaux dans la même bande intertropicale de l’Océan Atlantique. Ces trois principaux fleuves de la planète à l’origine d’un quart de ses écoulements d’eau douce, ont leurs bassins traversés par la zone de convergence intertropicale (ZCIT), un des moteurs de la circulation atmosphérique de notre planète. Du point de vue méthodologique, pour chacun de ces fleuves, nous étudions les tendances inter annuelles de leurs modules, de leurs crues et de leurs étiages sur les chroniques de données disponibles, soit 105 ans pour le Congo (1902-2006) et 81 ans pour l’Orénoque (1926 à 2006). Sur les périodes disponibles, nous avons également étudié les variations d’amplitudes des évènements extrêmes (crues et étiages), et leurs variabilités saisonnières et inter annuelles. Les résultats montrent que si ces deux fleuves présentent certaines similitudes comme leurs modules (40 500 et 32 700 m3.s-1), leurs crues maximales (75 500 et 85 500 m3.s-1) et leurs variabilités inter annuelle (1,66 et 1,69) respectivement pour le Congo et pour l’Orénoque, il n’en est pas de même pour leur étiages (23 000 contre 2 300 m3.s-1), leurs variabilités saisonnières (3,28 contre 37,18) et les superficies de leurs bassins versant (3,7.106 contre 106 km2), qui placent l’Orénoque en première place devant le Congo en terme de débits spécifiques avec respectivement : 33 contre 11 l.s-1.km2. La baisse récente d'hydraulicité à la fin du siècle passé pour le fleuve Congo, semble s’être achevée et même s’orienter vers une légère reprise des écoulements. Il semble primordial de maintenir une veille hydroclimatique de cette région en observant notamment les fluctuations de l’Oubangui son affluent le plus septentrional et le plus sensible à la péjoration climatique soudano-sahélienne. Sur toute la chronique des débits du Congo, l’on constate une tendance légèrement à la hausse, tout comme pour l’Orénoque. Enfin, nous avons comparé entre elles les caractéristiques des chroniques de ces deux grands fleuves avec celles de l’Amazone (1968 -2006), cours d’eau hors normes avec ses 200 000 m3.s-1 pour 6,2 106 km2. En conclusion, ces deux grands bassins intertropicaux présentent une certaine inertie aux variations climatiques qui les affectent. Alors même que les répercussions du changement climatique actuel ne sont pas encore cernées avec précision, l’on peut s’interroger sur les impacts environnementaux consécutifs aux projets anthropiques de grande échelle, prévus pour la gestion de leurs ressources en eau. Ainsi, l'on parle à nouveau de relier l’Oubangui, l’affluent le plus fragile du fleuve Congo au lac Tchad pour compenser son déficit hydrique,. Un projet similaire vise à modifier le cours du Casiquiare, défluence naturelle du haut Orénoque vers l’Amazone pour faciliter la navigation fluviale entre ces bassins.
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