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Construire gouvernance dans la prestation du service d'eau dans Cochabamba

Congress: 2008
Author(s): Econ. Rossina Alba Maydana


Keyword(s): Fragmentation du marché, capital social, gouvernance, valeur publique,
Article:
AbstractCochabamba est la troisième ville la plus moderne de la Bolivie , elle a plus de 600 mille habitants. Dans les 30 dernières années la ville a eu une croissance explosive, surtout de la périphérie, cela a causé une grande demande par le service d'eau et a contribué à engendrer un déficit chronique de couvertures, qui peut s’expliquer par la manque du recours hydrique et par la gestion déficiente du service de l'opérateur central: le Service Municipal d'Eau Potable et d'Égouts (SEMAPA). Cette situation a apaisé le surgissement de systèmes indépendants d'eau de petite échelle, construits par les voisins de manière solidaire avec ses propres recours, avec un déploiement de capacité d'organisation qui se montre depuis la construction des systèmes jusqu'à son administration autonome. La construction de ces systèmes a permis d'augmenter la couverture d'eau, mais cela a significé aussi le surgissement d'un grand nombre de petits prêteurs du service, en fragmentant le marché. On estime que les opérateurs indépendants dans Cochabamba sont 300 et servent à 38% de la population. À peu près 150 distributeurs d'eau (aguateros) font attention à 14% de la population avec leurs citernes. Ces solutions indépendants servent à 52% de la population. Dans ce contexte on a engendré une grande diversité de conditions de prestation par rapport aux tarifs, qualité de l'eau, prix de la connexion, continuité du service, etc.; comme résultat de différentes formes d'organisation et des modèles de gestion adoptés, ainsi que des caractéristiques techniques de construction des systèmes qui dans beaucoup de cas ont été réalisés sans supervision technique. Parallèlement les nécessités d'aide technique, administrative et légale, et de fortification et formation ont augmenté; et elles sont traitées maintenant d'une manière désordonnée et avec un très bas caractère effectif. Ainsi une scène complexe est configurée, avec une diversité d'acteurs, des processus, des pratiques et des accords formels ou non, qui produisent dans son interaction des résultats parfois contradictoires, et qui diluent les efforts dirigés à assurer une prestation adéquate du service pour toute la ville. Devant ce panorama, une solution dans le cadre de la rationalité économique serait de fortifier l'opérateur central pour un profit adéquat des économies d'échelle. C'était effectivement la réponse qui s'est rendue il y a huit ans, quand le gouvernement national a décidé de privatiser le service de l'eau, en donnant la concession à une entreprise transnationale. Cependant, une augmentation excessive du tarif et la tentative d'expropriation des systèmes communautaires ont engendré des massives protestations sociales, qui ont fini avec la "Guerre de l'Eau". Ce dernier fait a mis en évidence que, malgré les problèmes et les limitations, la majorité de ces opérateurs indépendants ont développé un fort senti d'appropriation et ils sont conçues comme solutions de long terme et non comme des phénomènes temporels. L'investigation réalisée permet de proposer le dessin d'un accord institutionnel qui reprend les pratiques existantes et qui les optimise en les incorporant dans un nouveau cadre de gouvernance. L'expérience de Cochabamba montre qu'aucune politique ne serait viable pour l'approvisionnement du service si on ne considère pas la participation de tous les stakeholders. Ainsi les opérateurs indépendants, les acteurs privés et le secteur public devraient faire partie pour la création de valeur publique.
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