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Gestion de la demande en Eau au Moyen Orient et en Afrique du Nord: Enjeux et perspectives (see also abstracts 531 and 539)

Congress: 2008
Author(s): Hammou Laamrani, Lamia El Fattal , Eglal Rached, Doaa Arafa
Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) www.idrc.ca, 8 Ahmed Nassim St., 8th floor, Giza, P.O. Box 14, Orman, Giza, Egypte hlaamrani@idrc.org.eg Tel.+202 33 36 7051/2/3 Fax. +202 33 36 705
Article:
AbstractContexte La région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MOAN) est de loin la plus aride au monde. Avec un niveau de pauvreté hydrique sans égal dans certains pays comme le Yémen ou la Jordanie, l’eau est de plus en plus la contrainte majeure au développement, à la lutte contre la pauvreté et à la durabilité des écosystèmes. La dernière décennie a été marquée par de nombreuses reformes des politiques de l’eau au bénéfice de la gestion de la demande qui a eu un élan remarquable sur certains aspects mais qui piétine sur d’autres notamment les instruments économiques, les règles du marché et le rôle de l`état. Quels enjeux et quels mécanismes dans le contexte de chacun de cinq pays choisis dans cette région (Égypte, Jordanie, Yémen, Maroc et Tunisie) conditionnent-ils les processus de décision politique dans le secteur de l’eau et qui déterminent la mise en place de politiques et pratiques de gestion de la demande en eau(GDE) en vigueur? Objectifs a. Typologie des cadres politico- institutionnels définissant la GDE dans les cinq pays. b. Quels rapports de pouvoir influencent-ils le choix entre différents scenarios de GIRE avec un accent sur la demande en eau ? c. Quels mécanismes peuvent-ils renforcer le rôle de la recherche développement dans la formulation de politiques réalistes de GDE? Méthodologie La présente analyse combine deux outils. La synthèse des travaux de recherche développement articulés dans le cadre de l’Initiative WaDImena et de travaux réalisés par le CRDI dans la région depuis plus d’une décennie. Cette analyse est complétée par une revue comparative de la littérature et des bases de données. Résultats préliminaires a. Malgré les similarités entre pays du MOAN concernant la rareté des ressources en eau, les spécificités de l’évolution des politiques de l’eau dans les cinq pays montrent autant de similitudes que de différences. Ces éléments d’analyse seront nuancés et contextualisés dans le développement ultérieur de ce résumé. b. Les principaux facteurs déterminant le niveau d’intégration de la gestion de la demande en eau sont liés essentiellement à l’environnement politique, social et institutionnel, l’hydrologie et le niveau de gouvernance. c. Le niveau de gouvernance actuel ne permet pas dans la plupart des pays l’efficience économique, l’équité sociale et la durabilité des écosystèmes. d. La fragmentation institutionnelle dans la gestion des ressources en eau est des rôles et des responsabilités. e. Les rapport de pouvoir sur l’eau se situent souvent dans les secteurs au delà du ‘secteur eau’ (tourisme en Tunisie, Agri-business au Maroc et développement social et stabilité politique en Égypte, Yémen et Jordanie) rend complexe le processus de formulation et la mise en place des politiques de GDE une fois formulées. f. L’apport de la recherche développement dans la formulation de politiques locales pertinentes et contextualisés souffre entre autres d’un double déficit lie à : 1. La stratégie basée sur «l’offre de recherche» par les centres spécialisés plutôt que sur «la demande en recherche» de la sphère de décision politique. 2. Le faible niveau de communication adaptée avec la sphère de prise de décision politique. Conclusion 1. La gouvernance dans la gestion des ressources en eau dans le MOAN est un processus qui prend forme progressivement mais lentement dans la formulation des politiques. 2. Les reformes des politiques de l’eau sont unanimes sur la nécessité de se tourner vers la gestion de la demande face à la pénurie d’eau. 3. L’évolution des lois et textes sur la gestion de la demande en eau et leur mise en application est fonction de l’ouverture qui se fait dans la gouvernance dans le contexte politique général. 4. La mise en application des mesures d’amélioration de l’efficience de l’utilisation des ressources en eau, de l’équité sociale et la durabilité environnementale ne puisent pas assez dans les résultats de la recherche développement.
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