Congress Resources: Papers, posters and presentations

< Return to abstract list

Efficacité d’utilisation de l’eau d'irrigation en Tunisie

Author(s): Etude comparée des régions du Nord et du Centre
Congress: 2008
Author(s): ALBOUCHI Lassaâd, BACHTA Mohamed Salah
ALBOUCHI Lassaâd : docteur agroéconomiste - chercheur contractuel à l'INAT (Tunisie) Adresse: Cité Mahrajène 1082 Tunis (Tunisie) B.P. 305 E-mail: albouchi@hotmail.com BACHTA Mohamed Salah : Profeusseur en économie rurale à l'INAT (Tunisie) Adress

Keyword(s): Exploitations irriguées, frontière stochastique de production, frontière de coût, système d’équations de demande des facteurs, efficacité d‘utilisation de l’eau, déterminants de l’efficacité
AbstractLa Tunisie est le pays du Maghreb le moins riche en ressources en eau (moins de 500 m3/habitant contre respectivement 1131 et 527 m3/habitant au Maroc et en Algérie) et le plus avancé dans la mobilisation de ces ressources. En effet, ayant déjà mobilisé près de 90% de ses ressources conventionnelles, la Tunisie est engagée dans des programmes de rationalisation de l’usage des ressources en eau pour à la fois satisfaire une demande croissante, préserver ces ressources et en tirer la meilleure valorisation. Les résultats sont en général en deçà des attentes ; des extensions de surfaces encouragées par les subventions d'équipement et par les économies d'eau sont observées. Elles concernent le plus souvent des terres peu productives. Il en résulte une baisse de la valorisation de l'eau. Les doses à l'hectare n'ont que peu varier. L'hypothèse de travail de cette recherche stipule que l'amélioration de l'efficacité de l'eau constitue une alternative à la politique basée sur les subventions d'équipement d'économie d'eau. L’objectif de ce travail est de quantifier et d’expliquer les niveaux d’efficacité d’utilisation de l’eau d’irrigation par les exploitations irriguées. Pour cela, deux zones représentatives du Nord (région de Bou-Salem) et du Centre (région de Kairouan) du pays ont été retenues comme des cas d'étude. Le choix de ces zones se justifie par les différences de dotations naturelles en eau et d'expérience en irrigation. La méthodologie adoptée consiste à déterminer une frontière de production stochastique, étant donné le caractère aléatoire de la production agricole, de type Cobb-Douglas en première étape. En seconde étape, une frontière de coût stochastique sera déduite analytiquement (Schmith et Lovell (1979, 1980) sont les premiers qu'ont développé cette technique ). Cette dernière va nous permettre de dériver les demandes optimales des facteurs de production qui correspondent au coût minimum. Pour ce passage, déjà présenté par Paul W. BAUER 1990, nous faisons recours à la théorie de la dualité, notamment le Lemme de Shéphare. En effet, le recours aux fonctions duales offre certaines simplifications d’ordre économétrique tel que le gain de degrés de liberté provenant de l’intégration des équations de demande des facteurs de production. Sous l’hypothèse de séparabilité des facteurs de production, le rapport quantité optimale obtenue par rapport à la quantité observée n’est autre que l’efficacité d’utilisation du facteur de production en question pour un niveau d’output donné en gardant tous les autres facteurs inchangés. Toutefois, les demandes optimales, en particulier d’eau d’irrigation, sont à comparer avec les quantités d’eau dont disposent réellement les irrigants afin d’identifier s’il y a un problème de rationnement de la ressource : une mauvaise gestion. La troisième étape permettra d'expliquer les scores d'efficacité estimés. Pour cela les scores d’efficacité sont régressés sur certaines variables. Il s’agit de la taille de l’exploitation représentée par la surface exploitée. L’ intensité de production représentée par le taux d’utilisation du sol. L’impact de l’orientation productive de l’ exploitation est pris en compte au travers d’une variable représentant la part de la production maraîchère dans la production totale de l’exploitation. L’intégration dans les marchés d’amont est caractérisée par l’importance du recours au travail et à la terre extérieurs à l’exploitation. Le degré d’intégration dans les marchés d’aval est mesuré par la part de la production commercialisée dans la production totale. Diverses caractéristiques sociales des exploitants sont prises en compte : leur âge, leur niveau d’éducation et leur expérience en irrigation au travers du nombre d’année d’entrée de l’exploitation en irriguée. Les variables caractérisant le mode de gestion des périmètres (public ou privé) et la source d’eau d’irrigation (barrage, sondage, puits de surface,…) constituent une dernière série de variables explicatives possibles. Les résultats de cette régression pourraient être utiles aux décideurs publics pour identifier et négocier des possibilités d’amélioration de la valorisation de l’eau d’irrigation.
© 2011 IWRA - International Water Resources Association office@iwra.org - http://www.iwra.org - Admin