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Changements globaux et modifications hydrologiques en Afrique sahélo- soudanienne

Congress: 2008
Author(s): Arona Diedhiou, Okechukwu Amogu, David Ramier, Guillaume Favreau, Gil Mahé, Bernard Cappelaere, Stéphane Boubkraoui, Ibrahim Bouzou Moussa, Ibrahim Mamadou
Luc Descroix * LTHE, BP 53, 38 041 Grenoble cedex ; email : descroix@ird.ne; descroix@hmg.inpg.fr adresse actuelle: IRD Niamey, Niger: 00 (227) 20 75 26 10 Arona Diedhiou, Okechukwu Amogu, Stéphane Boubkraoui, même adresse que L Descroix David Ramier

Keyword(s): rétro-action surface/atmosphère, sécheresse, changements d'usage des sols
AbstractLes grands fleuves d’Afrique de l’Ouest ont vu leurs débits baisser considérablement ces dernières décennies du fait de la longue période sèche observée dans cette région après 1968. La baisse des débits est pour les deux plus grands fleuves (Niger et Sénégal) deux fois plus prononcée que celle des précipitations ; pour certains cas extrêmes, la baisse est bien plus forte encore. Par contre, on note une augmentation des débits d’un grand nombre de cours d’ eau sahéliens, alors même que c’est au Sahel que la baisse des précipitations est la plus prononcée. Les objectifs de cette recherche sont tout d’abord de prouver que les changements d’usage des sols sont la cause de cette augmentation des débits, mais aussi de poser les jalons d’une explication à la persistance de ce déficit pluviométrique et hydrologique à partir des hypothèses de fonctionnement d’une éventuelle rétro-action surface- atmosphère. On utilise les données d’évaporation obtenues sur les sites expérimentaux de AMMA au Niger et des cartes d’évolution de l’occupation des sols réalisées annuellement par télédétection et mesures in situ. En effet, la proportion de la surface des zones sahéliennes consacrée aux cultures a fortement diminué, passant de 10% de la surface totale vers 1950 à près de 80% de nos jours. Comme l’ETP du mil (de loin la principale culture avec plus de 85% des surfaces semées) est environ de 20% inférieure annuellement à celle de la végétation naturelle (et par ailleurs elle ne se produit que durant la saison des pluies), et que de plus, la proportion de sols nus croît très vite (très érosion et destruction des sols), on peut conclure que la fourniture de vapeur d’eau par la surface à la proche atmosphère à diminué, ce qui est consistent avec la hausse de débits des cours d’eau sahéliens. Si l’impact des changements d’usage des sols sur les débits n’est plus à démontrer (mais l’opposition entre le Sahel et le Soudan reste une question scientifique d’actualité) l’influence que les changements à la surface peuvent avoir sur le climat est en voie d’être corroborée par le simple bilan des termes du bilan, en particulier la baisse de l’ETP.
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